Accueil

Rabindranath Tagore

 

 

« Quand les vieilles paroles expirent sur la langue,
de nouvelles mélodies jaillissent du cœur ;
et là où les vieilles pistes sont perdues,
une nouvelle contrée se découvre avec ses merveilles. »

 

 

En première page du Monde des livres de vendredi 29 mai, Rabindranath Tagore (1861-1941), écrivain, poète, dramaturge, peintre et philosophe indien. Son œuvre a eu une profonde influence sur la littérature et la musique du Bengale au début du XX ème siècle. Il reçoit le Prix Nobel de littérature en 1913.
Alexandra David-Néel a rencontré ce grand personnage à Bombay à la fin de son grand voyage.

Elle l’évoque dans ses correspondances à Philippe Néel :


Bombay, 19 février 1925 
« Je vais quitter Bombay dimanche prochain, le 22. Je comptais partir samedi, mais Rabindranath Tagore, le poète, est arrivé ici hier, de retour de l'Amérique du Sud. On donne une sorte de réception en son honneur chez le millionnaire Parsis chez qui il loge et j'ai été invitée. Je dois, du reste, voir R. Tagore demain matin dans l'intimité. Je ne le connais pas personnellement mais j'ai, autrefois, fréquenté des gens de sa famille, ses frères, une de ses sœurs, et une de ses nièces. Il se peut que, au cours de notre conversation, je glane quelques renseignements qui puissent m'intéresser. »

 

Anuradhapura, 27 février 1925
« Je crois t'avoir dit que Rabindranath Tagore, qui est devenu si célèbre depuis qu'il a obtenu le prix Nobel, a écrit en Argentine à des personnes qui s'occupent de ses publications pour qu'elles s'y occupent aussi de placer mes articles. J'ai trouvé le «poète» très «homme d'affaires » dans la conversation que nous avons eue ensemble. »

 

     Rentrée en France, Alexandra donne des conférences un peu partout, accompagnée d’Albert (Aphur Yondgen qui deviendra son fils adoptif) : et Albert récite des vers tibétains à la manière de Tagore !

 

Marseille, 7 février 1926
« J'ai terminé ma seconde série de conférences qui a duré trois semaines. Grand succès partout. À Nice la salle du Casino municipal - une très vaste salle de théâtre - était archipleine. Beaucoup de monde aussi à Marseille au théâtre du Gymnase. […] Albert a eu un fort grand succès dans les conférences. J'en ai été moi-même stupéfaite. Il m'avait dit : « Je vais leur réciter des vers que j'improviserai en tibétain, puisque cela réussit à Tagore pourquoi n'essaierions-nous pas ? » Et il a débité des choses où il est question de montagnes 
rouges comme du corail et des montagnes bleues comme des turquoises, de palais blancs comme des conches et autres choses orientales et on lui a fait des ovations. »

Connaissez-vous

les bandes dessinées

sur Alexandra David-Néel ?

 

Le 4ème tome, le dernier, paraîtra début juillet 2020

 

Inscrivez-vous dès maintenant

à la boutique de l’Espace pour le réserver !

 

 

Même après sa mort, Alexandra continue de dévoiler les secrets de son incroyable destin. Parmi les trésors laissés par la grande exploratrice, Marie-Madeleine Peyronnet, sa dernière assistante et confidente, découvre une statuette en bronze du Bouddha de grande valeur, offert par le fils du maharadja du Sikkim qui lui ouvrit jadis les portes du Tibet.

Pour Marie-Madeleine débute alors une mission qui veut répondre aux dernières volontés de la défunte : rapporter la précieuse statuette dans sa patrie d’origine…

 

 

Et si vous n’avez pas les premiers livres, venez à l’Espace Alexandra David-Néel

ou commandez-le(s) sur le site de la boutique en ligne.

 

5, Boulevard Thiers à Digne-les-Bains - 04 92 31 28 08

 

RÉOUVERTURE !


 

Le mardi 26 mai 2020

L’Espace Alexandra David-Néel ouvre à nouveau ses portes.

5 Bd Thiers, Digne-les-Bains


 

Votre librairie-boutique sera à nouveau ouverte à tous aux jours et horaires habituels. En attendant, nous mettons tout en place pour vous accueillir dans les meilleures conditions et sans risque de contagion

 

Vous y retrouverez tous les ouvrages édités d'Alexandra David-Néel et sur la grande exploratrice ; des livres autour du voyage et des voyageurs, le bouddhisme, les philosophies orientales. Mais aussi statues, bijoux, vêtements, tapis... provenant du Népal et de l’Inde.


 

Au plaisir de vous y retrouver !

Et pour ceux qui sont loin de Digne, n’oubliez pas notre vente en ligne :

http://www.boutique-tibetaine-alexandra-david-neel.com/

Les drapeaux à prières de l’Himalaya

Photo Christiane Mordelet

 

  Les drapeaux de prières ou drapeaux à prières sont de petites pièces de tissu rectangulaires colorées et imprimées, suspendues au passage des cols, au sommet des montagnes, au croisement des chemins, sur le toit des maisons, sur les ponts, à l'extérieur des temples, dans la région de l'Himalaya: Ladakh, Tibet, Népal, Sikkim et Bhoutan.

  Selon les adeptes du bouddhisme tibétain, le vent qui souffle, caressant au passage les formules sacrées imprimées, les disperse dans l’espace et les transmet ainsi aux dieux et à tous ceux qu'il touche dans sa course.

 Les cinq couleurs pour représenter les cinq éléments :

-le bleu pour le ciel (ou l'espace) ;

-le blanc pour l’air (ou le vent) ;

-le rouge pour le feu ;

-le vert pour l'eau ;

-le jaune pour la terre.

  Les drapeaux de prière bouddhistes sont censés, en rassemblant ces cinq éléments, créer une harmonie dont l’univers entier pourrait bénéficier.

 

  Les Tibétains pensent que, grâce au vent puissant des montagnes de l’Himalaya, les bénédictions seraient apportées à tous. Ils ont alors décidé de les accrocher au-dessus des cols de montagne et des rivières, pour que tous ceux qui passent à côté puissent en bénéficier.  

 

Connaissez-vous le toumo ?

 

Le toumo, chaleur ou feu intérieur en tibétain, est une pratique tantrique enseignée par le yogi Nãropa qui permet de repousser les limites de résistance au froid. C’est le yoga de la chaleur intérieure.

Nãropa (1016-1100),

érudit d'Inde et un maître reconnu du bouddhisme tantrique

Alexandra David-Néel l’a pratiqué lorsqu’elle était au monastère De-Chen Ashram en 1916.


(lettre à son mari du 25 mai 1916) :
Je poursuis mes expériences au sujet de cette thoumo, méthode d'engendrer de la chaleur si fameuse au Tibet. Il y a quelque chose là-dedans. D'abord de l'autosuggestion, cela sans aucun doute, et puis l'accoutumance, l'endurcissement qui vient de la pratique, mais aussi une manière d'agir sur la respiration et la circulation du sang […]. J'arrive à demeurer assise au-dehors, sur mon balcon, le matin avant le lever du soleil vêtue d'une mince mousseline de Bénarès, sans sentir le froid. J'ai fait cela, les deux pieds enfoncés dans la neige alors qu'il y en avait une épaisse couche. Peu à peu, j'ai éprouvé le besoin de diminuer le nombre de mes
couvertures, ayant trop chaud la nuit. La différence est très grande entre ce résultat et mon état perpétuellement grelottant de l'été dernier.

 

Elle décrit cette méthode avec beaucoup de détails dans son livre Mystiques et magiciens du Tibet.


« Par une nuit d’hiver où la lune brille, ceux qui se croient capables de subir victorieusement l’épreuve, se rendent, avec leur maître, sur le bord d’un cours d’eau non gelé. Si aucune eau libre n’existe dans la région, l’on perce un trou dans la glace. La nuit choisie est une de celles où le vent souffle avec violence. Elles ne sont point rares au Tibet.
Les candidats au titre de réspa, complètement nus, s’assoient sur le sol, les jambes croisées.
Des draps sont plongés dans l’eau glacée ; ils y gèlent et en sortent raidis. Chacun des disciples en enroule un autour de lui et doit le dégeler et le sécher sur son corps. Dès que le
linge est sec on le replonge dans l’eau et le candidat s’en enveloppe de nouveau. L’opération se poursuit ainsi jusqu’au lever du jour. Alors celui qui a séché le plus grand nombre de draps est proclamé le premier du concours. »
Extrait de : Alexandra David-Néel, Mystiques et magiciens du Tibet, Plon, 1929 (Pocket, 2014)

Le yogi Tanumânasî pratiquant le Tumo, yoga tibétain de la chaleur psychique

TSERING, la Bergère des glaces

 

Peut-être vous souvenez-vous, Dignois ou habitants de la Région, du merveilleux film sur l’histoire de Tsering, bergère au Ladakh. Il a été présenté à Digne durant les Journées des Grands Voyageurs de 2018.

 

Dans la vallée de Gya-Miru au Ladakh, la bergère Tsering, 50 ans, est la plus jeune de son village à conduire ses 350 chèvres pashmînâ et moutons au gré des transhumances, dans cette région de l'Himalaya, située entre 4000 et 6000 mètres d'altitude.

Elle est l'une des dernières bergères qui vit encore avec son troupeau. Une vie rude et précaire, souvent solitaire, malmenée par des conditions climatiques difficiles et une nature parfois hostile, qui n'empêche pas ce petit bout de femme attachant de chanter, de rire et de... philosopher.
Malgré les difficultés qu'elle raconte simplement, le froid, la vieille radio, seule compagne et lien avec l'ailleurs, le lynx qui rode, les douleurs qu'elle soigne avec des plantes dont elle connaît chaque vertu, cette bergère des glaces, dégage une incroyable sérénité.

Et l'on s'émeut avec elle de la naissance des petits chevreaux qu'elle dorlote comme une mère, elle qui ne s'est jamais mariée. Tsering évoque aussi ses interrogations face à la disparition de son métier, les conséquences sur la vie du village. Des réflexions empreintes de sagesse et de lucidité.
C’est son frère, Stanzin, qui l’a filmée pendant un an, révélant une force de caractère et une vision du bonheur peu communes.

Sa rencontre avec la française Christiane Mordelet, professeur à la retraite, elle-même passionnée par les questions environnementales, le Ladakh et le cinéma, allait donner le coup d'envoi à une coopération fructueuse.

La bergère me tenait beaucoup à cœur, souligne Christiane Mordele, quand j'ai rencontré la sœur de Stanzin, j'ai trouvé que c'était une femme exceptionnelle, avec une vraie philosophie de vie, une profondeur....
Mais il a d'abord fallu convaincre l'héroïne qui ne comprenait pas bien ce qu'on lui trouvait d'intéressant et qui craignait que son image ne vienne compromettre la carrière de son frère.

Elle m'a dit: tu m'as regardée avec mes vieux vêtements, ma figure... maintenant que tu fais des films, si on sait que je suis ta sœur, les gens ne vont plus vouloir travailler avec toi ; raconte Stanzin Dorjai.


Né au Ladakh, Stanzin Dorjai Gya obtient un master en art et communication avant de suivre une formation aux métiers du cinéma à Delhi et Bombay. En 2007 il rencontre Christiane Mordelet et collabore par la suite à la réalisation de plusieurs films diffusés par les télévisions françaises. Il a fondé Himalayan Film House.
Christiane Mordelet, professeur de physique-chimie retraitée, a commencé à se rendre au Ladakh dans les années 70, dans le cadre d’échanges scolaires, notamment liés à l’environnement. Elle a coréalisé avec Stanzin Dorjai Gya plusieurs films, diffusés sur Arte et lauréats de nombreux prix dans les festivals. Elle a fondé l’association Tisser la paix.

Avec Robert Dompnier nous partons au Bhoutan


Connaissez-vous ce petit pays de 750 000 habitants ?

 

C’est effectivement un petit pays, grand comme la Suisse mais avec bien moins d’habitants :
ils sont 750 000 (plus de 8 millions en Suisse). Le Royaume du Bhoutan est un pays d’Asie du Sud ; il est situé à l’est de la chaîne de l’Himalaya, dont certains sommets atteignent 7000 m, enclavé dans l’Inde au sud à l’est et à l’ouest, et la Chine (région autonome du Tibet) ; plus à l’ouest il est séparé du Népal par le Sikkim et, plus au sud du Bangladesh par les états d’Assam et du Bengale-occidental. Sa capitale, la plus grande ville du pays, est Thimphu.
Tradition et modernité, paillardise et ferveur religieuse, cohabitent dans ce petit pays qui est devenu monarchie constitutionnelle avec un parlement élu au suffrage universel.
La religion d’État du Bhoutan est le bouddhisme vajrayana (bouddhisme tibétain).
En 1999 le Gouvernement lève l’interdiction sur la télévision et Internet :
Le Bhoutan devient ainsi l’un des derniers pays du monde à avoir accédé à la télévision.
Toutefois le Roi met en garde contre « l’usage abusif » de la télévision, qui pourrait effacer certaines valeurs traditionnelles bhoutanaises.

Une nouvelle constitution est présentée en 2005 et le nouveau Roi Jigme Khesar Namgyel Wangchuck est couronné en 2008. Les premières élections parlementaires, au suffrage universel, ont eu lieu en 2007 et 2008.


L’association Alexandra David-Néel a eu la chance de recevoir Robert Dompnier, adhérent depuis de très nombreuses années de l’Association, qui est passionné par la civilisation tibétaine et les traditions du Toit du Monde.

Il a effectué de très nombreux voyages en Himalaya, du Ladakh aux confins de l'Amdo, du Sikkim au Mont Kailash et du Mustang aux régions les plus reculées du Tibet central ou du Kham. Il est l'un des plus grands connaisseurs du Bhoutan : pour lui, ses séjours dans ce pays indépendant depuis le VIII ème siècle, sont une véritable exploration dans le temps, une aventure dans un autre monde où il circule en jubilant.

 

Ganesh,

le dieu le plus vénéré de l’Inde,

de l’Asie en général

 

Il est l'un des dieux les plus sacrés, toujours invoqué au début de chaque cérémonie hindoue.

Ganesh est le dieu qui supprime les obstacles. Il est aussi le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir. Fils de Shiva et Pârvatî il est reconnaissable à sa tête d'éléphant.

Ganesh est un des symboles de l’union entre le divin et l'humain. Cette symbolique se retrouve dans les tailles respectives de Ganesh, l’éléphant, le plus grand animal terrestre, et son vâhana, le rat, un très petit mammifère : le vâhana est l'être ou l'objet qui sert de monture ou de véhicule à une divinité.

Dans sa représentation, la partie inférieure est la partie humaine et la partie supérieure, la tête, est la partie éléphantine et divine. Il est un homme mais son esprit est à l’image du cosmos, il peut donc, par la puissance de la pensée, écarter les obstacles de l’ignorance et comprendre la nature de l’univers. Il porte parfois un cobra royal en cordon ou sous forme de ceinture ou posé sur la tête, en symbole de protection.

Le collier de Ganesh est fait de 50 éléments, les 50 lettres de l'alphabet, et cette représentation orne Ganesh de l'outil des phonèmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganesh, collection Association Alexandra David-Néel

 

À Paris le Temple « Sri Manicka Vinayakar Alayam » où l’on prie Srî Ganesha, a été créé en 1985. Il est situé à la limite des XVIIIe et Xe arrondissement où réside une importante communauté tamoule. Le culte de Ganesha donne lieu, fin août début septembre, à une imposante procession annuelle dans le quartier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Procession de Ganesh à Paris

Par Paul Munhoven — Paris, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3581460

La pandémie : et la peste en Provence ?

 

Le 25 mai 1720, arrive à Marseille un navire en provenance du Levant, Le Grand-Saint-Antoine : et la peste se répand dans la ville de Marseille puis dans toute la Provence.

Peinture de Michel Serre, La peste à Marseille, 1720

Et la peur d’Alexandra à Lhassa !

 

 

 

 

 

                     Extrait de : Alexandra DAVID-NEEL, Voyage d’une Parisienne à Lhassa, édition de 1951 [coll.personnelle]

 

12 mars 1924, Lhassa

Je suis toujours à Lhassa.

L'influenza [ou grippe] qui paraissait devoir passer rapidement a pris une très mauvaise tournure. Le garçon a été très gravement malade et moi- même, plus que lui encore. Les douleurs pendant les crises de toux étaient affreuses. Nous avons commencé à cracher du sang. J'ai eu un instant l'idée que nous avions la peste pulmonaire. C'est le petit qui, le premier, a aperçu du sang dans ses crachats et comme nous avons longtemps vécu en Chine où l'on parle beaucoup de la peste pulmonaire, il est au courant des symptômes de cette maladie. Il me montra son mouchoir en interrogeant : « Il doit y avoir dix jours que j'ai commencé à tousser ? » (Dix jours est le terme où dans la peste le sang apparaît.) Je réponds: « Oui, à peu près » et comme je comprends la portée de sa demande, j'ajoute : « Est-ce que nous avons la peste ? - Et nous n'avons pas de médicaments, et il n'y a pas de médecin ici, réplique le garçon. - Cela ne servirait à rien. Si nous avons la peste, il n'y a rien à faire ; on ne connaît pas de médicament pour la guérir. - Sale affaire ! (en tibétain Kinktopo) » dit laconiquement mon compagnon de voyage. [Mais…] Ce n'était pas la peste pulmonaire puisque nous nous rétablissons. […]Bref, je crois que nous nous tirerons heureusement de ce mauvais pas…

Suivant la consigne gouvernementale, l'Espace Alexandra David-Néel

sera fermé.

AVEC

CAROLINE RIEGEL

REVENONS UN MOMENT

AU ZANSKAR

 

 

Les Semeuses de joie prient pour nous et contre la pandémie

Photo Caroline Riegel

 

Ingénieure en constructions hydrauliques de métier, mais aussi voyageuse, écrivaine et réalisatrice…

En 2012, elle a emmené dix nonnes bouddhistes du Zanskar à la découverte de l’Inde, voyage raconté dans le film documentaire qu’elle a réalisé: Les semeuses de joie.

En 2012, elle crée l’association Thisgpa, une goutte d'eau pour le Zanskar avec pour premier projet la construction des bâtiments scolaires à la nonnerie de Tungri.

En 2011, elle a effectué une mission d’une année au Sud Soudan avec la Croix Rouge internationale, en tant qu’ingénieure eau. Au Zanskar, elle a enseigné pendant 6 mois les mathématiques, les sciences et l’anglais dans l’école gouvernementale de Tungri.

Membre de l’association Rencontres au Bout du Monde et de leur commission de développement, elle a effectué trois missions de terrain pour suivre et développer leurs projets communautaires au Zanskar et Ladakh ( maisons solaires, écoles, canaux d’irrigation, sanitaires…).

Chaque année Caroline repart au Zanskar retrouver les Semeuses de joie ! Elle est rentrée il y a quelques jours et nous a rapporté de magnifiques photographies pleines d’humanité et de joie comme toujours.

 

RESTONS ZEN !

 

 

 

La France, l'Europe et le monde entier traversent actuellement une crise sanitaire sans précédent.

Nous n’avions jamais connu cette longue période de confinement.

Alors profitons de ce temps arrêté, retrouvons-nous avec nous-mêmes.

C’est peut-être l’occasion de lire et de relire nos livres, pourquoi pas ceux d’Alexandra David-Néel.

Nous vous proposerons, périodiquement, des passages de textes d’Alexandra David-Néel.

Pour commencer, un extrait d’une lettre à Philippe Néel sur le courage.

 

Alexandra est alors au Monastère de Kumbum, au Nord du Tibet :

Kum-Bum, 15 mars 1920

 

[...] Mon voyage est bien décidé. De n'importe quelle manière : avec un tout petit rien de confort et suffisamment de nourriture, ou à pied à la façon des mendiants, je veux le tenter. Je ne puis pas différer plus d'un an. L'âge me talonne, les rhumatismes qui se font de plus en plus méchamment sentir et une diminution de force physique prévisible m'imposent la hâte. Mourir pour mourir, je préfère que ce soit sur une route quelque part dans la steppe, avec le beau ciel sur ma tête, et la satisfaction dernière d'avoir, au moins, entrepris ce que je souhaitais, que dans une chambre, tuée par le regret d'avoir manqué de courage, d'avoir renoncé à ce à quoi je tenais et d'être dans l'impossibilité absolue de jamais voir ce que j'ai voulu voir, de faire ce que je voulais faire. Cette dernière serait une mort bien torturante pour quelqu'un de ma trempe. Mais, après tout, rien n'est tragique que ce à quoi l'on prête soi-même des couleurs de drame.

Frequence Mistral présente

 

Rendez-vous avec Alexandra David-Néel

 

Le 12 mars : 1ère émission sur la vie de l'exploratrice Alexandra David Néel.


Une émission bi-mensuelle le jeudi de 9h30 à 10h, préparée, proposée et animée par Jacqueline Ursch, Présidente de l'association Alexandra David-Néel, ex Directrice des Archives Départementales.


Ce premier rendez-vous avec Alexandra a pour thème : son enfance

 

Pour l'écouter.

 

IMPORTANT

M. CARVIN ne pourra pas venir ce soir,

jeudi 12 mars.

La conférence est reportée

à une date ultérieure

 

 

 

Jeudi 12 mars 2020 à 18h30

 

à l'Espace Alexandra David-Néel

 

Conférence-Débat avec Denis Carvin

 

les 4 intimes dans les Contes : 

 

 

La Jeune Fille sans Main est une initiation au féminin et son évolution. On y trouve la conquête de l’autonomie, le sacrifice-don et le sacrifice-communion.

Les 3 types de couple : incestuel, compensatoire et unificateur.


 

Aller à la découverte d’un conte, c’est découvrir les formes de l’intime qui y sont cachées et la façon dont chacun de nous les a incarnées dans son histoire personnelle.

 

 

Après la conférence, conversation avec Denis Carvin et les participants autour du thé Alexandra David-Néel et nos grignotages salés-sucrés !

 

Espace Alexandra David-Néel, 5 Boulevard Thiers, 04000 Digne-les-Bains

Participation : 10 €

Réservation conseillée au 04 92 31 28 08 ou association.davidneel@gmail.com

 

5 rencontres sont prévues de janvier à mai.

Pour se renseigner sur le programme complet du cycle

 

Conférence – débat avec

Jean-Philippe Béja


Sinologue, directeur de recherche au CNRS

 

Vendredi 6 mars 2020
À l’espace Alexandra David-Néel

16h-18h

 

Jean-Philippe Béja évoquera l’évolution du régime depuis l’arrivée au pouvoir de
Xi Jinping, et notamment des rapports avec le Tibet et surtout le Xinjiang.

 

 

Entrée gratuite

Attention : Pour la conférence réservation conseillée
04 92 31 28 08 ou association.davidneel@gmail.com

 

Vendredi 6 Mars 2020 à partir de 18h

 

Soirée spéciale Chine au Ciné Toiles

 

Présentation et intervention de Jean Philippe Béja

 

Jean-Philippe Béja, sinologue, directeur de recherche au CNRS, il participa en 1991 à une conférence réunissant des journalistes à l'Assemblée nationale pour la célébration de l'année internationale du Tibet.

 

Ancien ami de Liu Xiabo, il est le traducteur de ses œuvres en France 

 

En savoir plus

 

Le nouvel an tibétain, 

 

le Losar 

 

a lieu le 

 

24 février 2020

 

 

 

Marie-Madeleine Peyronnet, Présidente d’honneur,

 

La Présidente et le Conseil d’administration

de l’Association Alexandra David-Néel,

 

vous souhaitent une belle et heureuse année 2020

 

 

 

Vous trouverez à télecharger ci dessous l’indispensable bulletin d’adhésion pour l’année 2020… que vous pouvez diffuser généreusement autour de vous !

 

Ces adhésions nous sont indispensables pour poursuivre les missions de l’association créée il y a plus de 40 années par Marie-Madeleine Peyronnet.

 

Nous vous en remercions chaleureusement ! Avec nos très bonnes pensées.

 

Bulletin d'adhésion.pdf
Document Adobe Acrobat [109.9 KB]

La Maison Alexandra David-Neel, située au 27 avenue Maréchal Juin à Digne les Bains, a ré-ouvert ses portes le 25 juin 2019.

 

Pour connaître les jours d'ouverture et les tarifs : Infos

Il faut reserver pour visiter la maison, appelez au  04 92 31 32 38

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© association alexandra david neel